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| L'HISTOIRE |
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Sèze : les fondations
Au XVIIIème siècle, le domaine de Pavie-Mondot, regroupant les vignobles actuels du Château Pavie et du Château Troplong Mondot, appartenait à l'Abbé de Sèze qui édifia en 1745 le château actuel. La famille de Sèze était l'une des plus prestigieuse de l'aristocratie terrienne girondine, et possédait de nombreux autres domaines.
Trolong : la construction
Il faut attendre 1850 pour voir apparaître Raymond Troplong qui va s'éprendre de Mondot, racheter plusieurs parcelles et constituer autour du château un domaine de 30 hectares qui n'a pas été modifié depuis lors.
Pair de France, juriste célèbre, amateur d'art et de littérature, ami intime de Théophile Gautier, il fut président du Sénat de 1852 à sa mort en 1869. Malgré ses responsabilité nationales, il sut exploiter remarquablement la richesse de Mondot, et en tirer un vin de toute première valeur que le fameux Annuaire des Châteaux de Féret classe, en 1868, à la deuxième place pour Saint Emilion. Edouard Troplong, son neveu et successeur, avant de vendre le domaine lui adjoindra le nom de Troplong.
Valette : la modernisation
Avec la famille Valette, le ch âteau entre dans l'époque contemporaire. Alexandre Valette, négociant en vins à Paris, achète le domaine façonné par Raymond Troplong. Il possède déjà le château La France à Fronsac et à Quinsac, il acquerra le Château Pavie peu après. Son fils Bernard, puis son petit fils Claude, lui succéderont à la tête de la propriété. Enfin, c'est l'arrière-petite-fille d'Alexandre Valette, Christine Valette, qui depuis 1980 a pris en main la gestion complète du domaine. |
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| LE VIGNOBLE |
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Vendanges manuelles sur un site magnifique pour un cépage exceptionnel
Situation
Dominant au Nord-Est de Saint Emilion tout le territoire de la commune, la butte de Mondot culmine à plus de 100 m.
Dans une région où la plupart des propriétés ne dépassent guère 10 ha, Troplong Mondot est avec ses 30 ha un des "grands" domaines de Saint Emilion. Son vignoble couvre, au Sud-Ouest le plateau dominant le village et au Sud, la côte abrupte jusqu'aux limites de Château Pavie. C'est à dire qu'il bénéficie d'une très bonne exposition et de conditions parfaites pour un drainage naturel.
Terroir
Une épaisse roche calcaire sous la couche d'argile grasse et la nappe phréatique présente dans le sous- sol se combinent pour assurer aux vieilles vignes de Troplong Mondot (40 ans d'âge moyen, les plus anciennes sont nonagénaires) cette fertilité limitée nécessaire aux grands crus. De là, le vin tire sa forte charpente et ses tannins énergiques. A ce sol argilo-calcaire, typique des crus de côte à Saint Emilion, se mêlent des fragments sédimentaires de silex et de calcaire. C'est peut-être à cette composante originale que l'on doit attribuer la robe splendide et la belle concentration de ce vin.
Encépagement
Merlot : 80 % - Cabernet Franc : 10 % - Cabernet Sauvignon 10 %
Vinification
Ramassage manuel. Eraflage total. Fermentations alcooliques en cuves inox équipées d'un système de thermorégulation. Fermentations malo-lactiques en barriques de chêne. Elevage en barriques de chêne neuves pour 80 % de la récolte, d'un an pour les 20 % qui restent. Soutirages tous les trois mois. Collage au blanc d'oeuf avant mise en bouteilles. |
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| L'EQUIPE |
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Christine Valette
Maître de chai :
Jean-Pierre Taleyson
Secrétariat :
Christine Brachet
Nathalie Noujar ède
Commercialisation :
Négoce bordelais
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| REVUE DE PRESSE |
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| LE POINT : Loisirs - Vins
Saint-Emilion Christine Valette a fait son premier millésime en 1982. Le début d'une reconquête. PAR JACQUES DUPONT
Le miracle Tropiong-Mondot
Pour repérer Troplong-Mondot, grand cru classé de saint-émilion, rien de plus facile, et c'est bien le problème de Christine Valette. Son grand-père avait accepté sans barguigner qu'on y installe un bien peu discret château d'eau, en forme de champignon Schtroumpfs comme on les aimait à l'époque. Pour les autorités locales, le lieu était en effet idéal : un tertre isolé à l'est de la ville, un point haut entouré de vignes (29 hectares), à l'écart de la cité médiévale. "Je voudrais le faire enterrer, dit-elle."
Elle se lance à 21 ans
Ce serait comme une ultime récompense au travail réalisé par Christine Valette depuis vingt ans. Le domaine s'appelait simplement Mondot, au départ. Cela désigne une colline assez ramassée, un peu « pentue n, comme on dit chez les vignerons. Mondot appartenait à la puissante famille de Sèze, qui possédait plusieurs propriétés autour de Bordeaux, mais dont le nom est surtout connu grâce à Romain de Sèze, avocat de Louis XVI. Au XIX" siècle, c'est un fidèle de Napoléon III, Raymond Théodore Troplong, président de la Cour de cassation puis du Sénat, qui en devint propriétaire. Il est l'auteur de «Droit civil expliqué suivant l'ordre des articles du Code» : une série de traités assez distrayante au dire des amateurs du genre. Son neveu, et héritier, adjoint le nom du grand juriste à celui de Mondot. Enfin, le domaine fut acheté par Alexandre Valette, négociant en vins à Paris. Au début des années 80, c'est le père de Christine Valette qui en est le gérant. On le décrit comme un original, dilettante, grand amateur de jazz et de bonbons, assez facilement dépensier.
Bref, Troplong-Monclot n'était pas loin d'être en vente quand Christine, alors journaliste, fut alertée par des proches. Je lui ai proposé de reprendre la propriété. Il avait 50 ans, moi 21, il a accepté. Sans doute soulagé. Depuis, il y a eu des colères, beaucoup (le travail, de recherches, les conseils de l'oenologue Midid Rolland (surtout au début), des hésitations dans le style et, aujourd'hui, une certaine sérénité. Christine Valette a créé un second vin en 1985, Moitdot tout court qui a permis de mieux sélectionner le premier. Depuis le millésime 98, ce Mondot est devenu remarquable. Quant au grand vin, il a connu sa période chien fou, avec des vinifications vigoureuses pour extraire le iilXfliUfl1 (le taiiiiis. Un peu comme du Berlioz avec les basses à fond. Mais on s'aperçoit que, servis par de bons millésimes (88, 89, 90), ces vins musclés out plutôt bien vieilli. Depuis le millésime 94, où la maturité du raisin était incompatible avec ce type d'extraction trop forte, Christine Valette s'est apaisée. Elle est passée au cuvier bien tempéré. On travaille plus en douceur. De même pour le château d'eau : on devine qu'elle a rêvé mille fois de le faire exploser; aujourd'hui, l'enterrer suffirait...
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PORTRAIT : Christine Valette
A 21 ans, alors qu'elle s'occupe du journal de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, elle décide de sauver le domaine familial. Il est considéré aujourd'hui comme l'un des cinq meilleurs grands crus classés de saint-émilion |
Sélection sur 20 ans
Comme tous les crus classés, Troplong-Mondot se vend par le négoce. On le trouve chez les cavistes et les magasins spécialisés.
1982 - 17 : nez puissant d'épices, poivre, CIII r, graphite, une bouche dense et moelleuse, à pleine maturité, tanins doux, belle persistance.
1983 - 14 : des arômes puissants de crème de cassis, attaque de bouche assez grasse, seconde sequence plus sèche, vin goûteux mais assez simple.
1985 - 17 : rose rouge, épices, rôti, bouche ronde, bien garnie, tanins soyeux, long, gourmand et élégant.
1986 - 16 : fleurs séchées, fruits cools, un peu ferme, bouche dense, puissante, épicée, nit peu sévère niais pas encore à son maximum.
1988 - 17,5 : nez sous-bois, qui s'ouvre peu à peu, tanins doux en bouche, trame serrée, beaucoup d'élégance, fin, délicat, dans la lignée du 86 mais en plus complet.
1989 - 16 : not de cacao, biscuit, kirsch, bouche savoureuse, boisé encore présent, riche, très agréable par sa diversité aromatique, tanins un peu rugueux en finale.
1990- 17 : un vin qui raconte bien ce nillésime (le chaleur et de maturité. Un nez de porto Vintage, cerise cuite, bouche grasse et puissante. Ce n'est pas la grande élégance bordelaise, mais quels arômes !
1995- 16,5 : épices, café, poivre, cannelle, encore des arômes de jeunesse, gras en bouche. bien plein sans dureté, beaucoup d'élégance et un fruité déjà bien installé.
1996 - 17 : nez encore marqué par l'élevage, fruit peu développé, la bouche est assez austère mais parfaitement équilibrée. Vin dense, sans aspérité, assez cistercien mais très prometteur, grand classique.
1997 - 15,5 : déjà bien ouvert, cerise, framboise, très joli fruit, sobre en bouche, pas trop extrait. Le fruit et la douceur sont préservés, on se fait plaisir dès aujourd'hui.
1998 - 16,5 : nez rose rouge, finement épicé; bouche ronde, tendre, assez raffinée, élégante et souple, fruité bien préservé.
1999 - 16 : nez un peu méridional de fruits très mûrs. Bouche onctueuse, bien mûre. Pourra se boire jeune.
2000 - 17,5 : liez fermé, fruits confits, bouche très dense mais sans excès de tanins, riche, onctueux, bien fruité. La puissance n'a pas entamé l'élégance.
Le second vin, Mondot, a affirmé son style au fil des millésimes. Le 98 est complet. 96 se boit connue une gourmandise dès maintenant. 2000, un peu marqué par le bois, est à attendre. Sans conteste, ces trois millésimes marquent un tournant dans la qualité de ce brillant second.
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Christine Brac
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Nathalie Noujarède
Visites et dégustations sur rendez-vous :
Tél : 05.57.55.32.05
Fax : 05.57.55.32.07
Commercialisation :
Négoce bordelais |
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